La Collégiale St Jean Baptiste

  Vue de la collégiale   Classée monument historique depuis 1840, la collégiale St Jean Baptiste a été fondée par Imbert de Batarnay vers 1520. L'édifice n'est consacré qu'en 1532 et réellement terminé vers 1541. Cette collégiale est considérée comme l'un des chefs d'oeuvre de l'architecture de la première Renaissance. Elle abrite le tombeau en albatre de son fondateur, des tableaux du XVIe siècle, une annonciation de Philippe de Champaigne et de belles stalles du XVIe siècle.

Les extérieurs

Les extérieurs présentent de nombreuses sculptures de style Renaissance.

 Porte sud

Portail ouest

La façade ouest présente deux portes à cintre surbaissé, encadrées de colonnes ornées de fines arabesques. Ces baies sont surmontées de niches à coquille abritant cinq statues malheureusement décapitées lors de la Révolution, on peut néanmoins reconnaître de gauche à droite : St Jean-Baptiste patron de l’église, saint Marc saint Jean, saint Luc et saint Matthieu ; de part et d’autre de cette galerie, la scène de l’Annonciation avec la Vierge et l’ange Gabriel, au-dessous de cette scène, de part et d’autre toujours, une femme et un homme décapités, peut-être les représentations d’Imbert de Batarnay et de Georgette de Montchenu. Quatre bas-reliefs figurent sur cette façade des épisodes de la vie de Jésus : en haut à hauteur de la verrière, le Christ devant le grand-prètre Caïphe et le Christ devant Ponce-Pilate ;  plus bas le jardin des oliviers et le portement de croix.

A mi-hauteur sur la façade un bandeau représente les quatre grands prophètes : Isaïe, Jérémie, Ezéchiel et Daniel. Le bandeau supérieur lui enserre la Collégiale  de ses multiples personnages sculptés à mi-corps, dans un ressaut, les armoiries des Batarnay bûchées lors de la Révolution. On note dans cet ensemble Renaissance les contreforts surmontés de pinacles qui montrent encore des influences gothiques.

Au-dessus de  l’entrée latérale sud, on peut voir dans des médaillons d’élégants bas-reliefs  symbolisant des scènes de la vie de Jésus : l’Annonciation, la Nativité, l’Adoration des mages…  On remarque sur le front de l’arc les instruments de la passion du Christ. Plus haut trois niches vides surmontées  d’anges.

L'intérieur 

Vue intérieur 

L’intérieur de l’église présente aussi beaucoup d’intérêt. Dans la nef, le tombeau des Batarnay qui a été, comme en témoigne une inscription, restauré en 1875 par la comtesse Xavier Branicka et placé dans cette entrée. Il était autrefois dans le chœur mais avait été démoli en 1793.

Le soubassement carré du tombeau abrite des niches dans lesquelles on trouve les apôtres, mais aussi, près des angles, les quatre évangélistes et leurs attributs : saint Matthieu et l’ange, saint Jean et l’aigle, saint Luc et le bœuf, saint Marc et le lion. Les trois gisants sont encadrés par quatre anges agenouillés qui portent les armes des défunts. Au premier plan, le gisant en marbre blanc d’Imbert de Batarnay avec les traits tirés de l’homme âgé ; on remarque son collier fait de coquilles d’où pend une médaille de St Michel symbolisant son appartenance à l’ordre de St Michel créé en 1470 par Louis XI.  A côté de lui, son épouse Georgette de Montchenu, et au fond leur fils François mort jeune en 1513.

Au dessus du tombeau la fenêtre du pignon ouverte en 1876 avec un très beau vitrail Renaissance, autrefois dans le chœur, celui-ci fut restauré et installé là par la comtesse Branicka. Ce vitrail représente saint Pierre, saint Jean l’Evangéliste et saint Jean-Baptiste.

On peut admirer de chaque côté de la nef quatre grands tableaux de l’école italienne du XVI siècle : Jésus devant Pilate, La Flagellation, La Descente de Croix, La Résurrection. Ces œuvres proviennent de la collection du cardinal Fesch, oncle de napoléon Ier, et ont été offertes à la Collégiale par le comte Xavier Branicki au XIX siècle.

Le vaste chœur, de deux travées prolongées de l’abside à cinq pans, était occupé autrefois durant l’office par les chanoines. Leurs stalles du XVI siècle, ornées de médaillons à têtes d’hommes, y sont toujours visibles. Le vitrail central du XVI siècle évoque  la Passion et la Crucifixion ; il est encadré de deux verrières du XIX siècle. Le vitrail le plus intéressant se situe dans la sacristie : il est du XV siècle et proviendrait de l’ancienne chapelle du château.

Tableau de Philippe de Champaigne

 La toile dans la chapelle nord attenante au chœur est une magnifique Annonciation du XVII siècle que l’on peut attribuer à Philippe de Champaigne.

Le bras sud du transept abrite l’autel de St Roch et la statue du saint reconnaissable avec son chien, malheureusement ici, décapité. Cette statue était, il y a encore quelques années, dans une niche d’une chapelle désaffectée de la rue Branicki. On remarque aussi en haut et à gauche du saint, l’inscription qui rappelle que la foudre est tombée sur le clocher en 1660.

 

Ouvert tous les jours de 9h à 19h.

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